Welcome to the world of sound
À la recherche du langage perdu
Déambulations sonores
IRCAM
Parc de La Villette, jardin devant la Folie belvédère
Du ven. 5 juin au dim. 20 septembre 2026 Entrée libre
Avec le soutien de la Région Île-de-France et du Fonds AXA pour le Progrès humain.
Au cœur du parc de La Villette, trois artistes - Julia Griner, Paul Guionie et Manon Lepauvre - vous proposent de découvrir leurs installations sonores. Elles ont été conçues avec l’accompagnement de Romain Barthélémy, et la participation de trois classes de L’École du Breuil à Vincennes, du lycée d’Alembert à Aubervilliers et du lycée Condorcet à Montreuil. Apparitions naturelles ou fictives, anomalies et bruitages… plongez dans des récits sonores à l’occasion d’une visite spéciale, en présence des artistes.
Programme Julia Griner Futuretum Paul Guionie Phytorumori Manon Lepauvre Histoire de jardin Distribution Julia Griner, Paul Guionie designers sonores Manon Lepauvre compositrice Romain Barthélémy conception et accompagnement artistique Lucas Ciret ingénieur du son Matéo Fayet réalisateur en informatique musicale
Cassandra Miller, Florentin Ginot et Katharina Ernst
BOUFFES DU NORD
Dans le cadre du Festival d'Automne
Dimanche 4 octobre à 19h
Billetterie
Dans le cadre du Portrait consacré à la compositrice Cassandra Miller par le Festival d'Automne Cassandra Miller, Traveller Song pour ensemble de sept musiciens et bande magnétique (2016 rev. 2018). Première française. Cassandra Miller, Thanksong pour voix et quatuor à cordes (2020). Première française. L’Instant Donné Voix Juliet Fraser Florentin Ginot et Katharina Ernst, GORDE pour contrebasse, drum-set et électronique (2026). Commande du Festival d’Automne à Paris. Première mondiale. Contrebasse, composition et concept Florentin Ginot Drum-set, composition et concept Katharina Ernst Visuel et création lumière Theresa Baumgartner Création son Yann Bouloiseau
La chanson, le chant, qu’ils soient populaires, dans l’un des derniers quatuors à cordes de Beethoven ou en provenance de Galice, irriguent les trois moments de ce programme. Un chant qui n’appartient pas seulement à la voix, mais auquel réagissent aussi les instruments, de même que les œuvres entre elles, pour magnifier une mémoire collective. Traveller Song résulte du chant d’un charretier sicilien recueilli dans les années 1950. Humblement, Cassandra Miller s’enregistre sur l’archive et lui adjoint plusieurs prises de sa voix, déliée des conventions lyriques et suscitant un sentiment d’intimité et d’intense émotion, pour une « lamentation presque chamanique » à laquelle contribue un sextuor instrumental. Du Chant sacré d’action de grâce d’un convalescent à la Divinité, troisième mouvement du Quatuor à cordes op. 132 de Beethoven, Thanksong perpétue la douceur inaugurale d’un réveil, presque pendulaire, et l’expression d’une reconnaissance, d’une gratitude. Les musiciens y répondent à Miller, dont la voix, chantant les parties du quatuor, est diffusée dans leurs casques. Miroitant et prolongeant ce diptyque et ses dispositifs subtils, la contrebasse de Florentin Ginot et la batterie de Katharina Ernst dessinent des paysages sonores cinématographiques de l’ère post-industrielle avec GORDE. À l’un, l’alalá espagnol, altéré par une multitude de distorsions, et sans rythme ; à l’autre, le pulse de la techno ou les rythmes irréguliers et chaotiques du free jazz.
Les concerts de Radio France
Concert dans l'Auditorium de Radio France © Radio France/Christophe Abramowitz
Concerts symphoniques, opéras hors les murs, récitals et musique de chambre, musique chorale, concerts d'orgue, concerts-fiction, création contemporaine, festivals... Plus de deux cents concerts sont donnés chaque saison à Radio France et une vingtaine en région. À Radio France, deux très belles salles accueillent les concerts de la Direction de la musique et de la création : Le mythique Studio 104, avec ses 856 places, est un des lieux essentiels de la mixité des genres musicaux. Principalement dédié aux concerts pop, jazz, musique contemporaine, électro ou encore musique classique, il accueille également les grandes émissions en public des chaînes de Radio France, des rencontres thématiques telles que les grands forums Philo, Sciences et Histoire. Des rencontres avec des grandes figures du monde de la culture, de la politique, de l’économie ainsi que des débats de société sont proposés tout au long de l’année. Enfin, le Studio 104 est aussi dédié à la pure création radiophonique avec l’enregistrement de fictions de l’atelier de création de France Culture. L’Auditorium est une référence acoustique pour la musique symphonique et la musique de chambre. L'Auditorium dispose de 1 461 places installées en balcons et réparties tout autour de la scène et des musiciens. Cette architecture unique offre un champ de vision inédit. Le spectateur n’est jamais à plus de 17 mètres de la scène et bénéficie ainsi d’une relation de proximité et d’intimité avec les musiciens.
La Philharmonie de Paris
Cycle de rencontres en partenariat avec la Cité de la musique – Philharmonie de Paris
Le Collège de France invite la Philharmonie de Paris pour un cycle de six rencontres gratuites et ouvertes à tous consacrées à la musique. Conférences, masterclasses et tables rondes accueilleront compositeurs, artistes et théoriciens aux côtés des professeurs du Collège de France pour une série de rendez-vous exceptionnels.
Depuis 2015, la Philharmonie de Paris érige dans le nord-est de Paris une architecture miroitante, repère familier des automobilistes empruntant le périphérique et lieu de passage obligé des plus grands musiciens internationaux. Dotée de l’une des plus belles acoustiques au monde, cette impressionnante salle de concert ne s’est pas seulement imposée comme l’une des principales maisons musicales, « un temple dans l’ouïe », comme écrivait Rilke. C’est aussi un lieu de savoir, de recherche et de partage, qui héberge orchestre et musée, où la musique s’écoute et se travaille, se visite et s’expose, s’enseigne et se diffuse auprès de tous les publics, en particulier les plus jeunes. Pierre Boulez, professeur du Collège de France de 1978 à 1995, avait voulu la construction de cet auditorium majeur, qui porte désormais son nom. Aussi, pour célébrer cette première décennie d’existence, le Collège de France invite-t-il la Philharmonie de Paris à partager son expérience et à y réfléchir tout au long de l’année 2025-2026 au fil de rencontres associant musiciens, compositeurs, artistes et professeurs du Collège de France. La musique est un plaisir et un savoir : une année durant, le Collège de France et la Philharmonie de Paris les feront résonner de concert. Le cycle Musique ! La Philharmonie au Collège de France est coordonné par le Pr William Marx, titulaire de la chaire Littératures comparées. Modération : Chloë Cambreling.
Écouter la musique
Sound Waves
Often we hear sound when we talk to people, listen to music, play a musical instrument, etc. But have you ever wondered what sound is and how it originated? In this article, let us find answers to all these questions.
What Is Sound?
A sound is a vibration that propagates through a medium in the form of a mechanical wave. The medium in which it propagates can either be a solid, a liquid or a gas. Sound travels fastest in solids, relatively slower in liquids and slowest in gases. In physics, the sound is defined as A vibration that propagates as an audible wave of pressure, through a medium such as a gas, liquid or solid. In psychology, the sound is defined as The reception of sound pressure waves and their perception by the brain.
Convergences de spectres et notes fondamentales
Si deux objets géométriques se ressemblent, peut-on comparer leurs spectres de vibrations ? À partir du mercredi 5 novembre 2025, le cours de la Pr Nalini Anantharaman explorera ce que signifie « se ressembler » et « comparer » lorsqu’on parle de spectres.
En savoir
Past events
JAZZ À LA VILLETTE 2026
28.08.2026 - 06.09.2026
La Villette
Jazz à la Villette, festival qui s’étend de différents sites de La Villette à plusieurs salles à Pantin et dans les 19e et 20e arrondissements de Paris, revient fêter la fin de l’été avec sa ligne jazz-funk ouverte, exigeante et joyeuse.
Cette 24e édition s’ouvre en beauté avec Snarky Puppy & Metropole Orkest dirigé par Jules Buckley : pour deux soirées consécutives à La Grande Halle, les 50 musiciennes et musiciens de cet orchestre néerlandais tout-terrain confèrent une ampleur symphonique magistrale au célèbre groove du groupe new-yorkais. Autre temps fort : une création en hommage au poète soul visionnaire Gil Scott-Heron par Brian Jackson, son ancien directeur musical, et le rappeur Yasiin Bey (de son ancien nom, Mos Def). La scène anglaise est cette année magnifiquement représentée. Outre l’incontournable GoGo Penguin, on signalera l’afrobeat de Kokoroko, le R’N’B’ de Venna, la love letter à Miles Davis de la trompettiste Emma-Jean Thackray, ou encore la rencontre du trio jazz-pop Mammal Hands et du jeune prodige écossais corto.alto. À ces infinies variations et hybridations de la Great Black Music s’ajoutent le spoken word engagé d’Aja Monet ; le son créole du collectif The Getdown, emmené par Arnaud Dolmen et Laurent Coulondre ; le duo Vincent Segal-Roberto Fonseca ; le retour d’Émile Parisien et Yaron Herman aux côtés de Linda May Han Oh et Prabhu Edouard… Les amateurs de formats plus intimistes sont invités à découvrir les propositions hors des sentiers battus concoctées sous la bannière Under The Radar. Et pour la jeunesse, direction Jazz à la Villette for Kids, bien sûr !
SNARKY PUPPY & METROPOLE ORKEST
Beaucoup de (beau) monde sur scène pour l’ouverture de Jazz à la Villette 2026 avec la collaboration événement entre le collectif new-yorkais Snarky Puppy et le Metropole Orkest.
Pile dix ans après avoir foulé la scène de la Grande Halle pour un concert resté dans les mémoires, Snarky Puppy revient avec une version XL du grand brassage des genres qui fait son succès depuis maintenant deux décennies. Jazz, funk, rhythm and blues, soul, rock, gospel ou musique contemporaine, le collectif a su fondre toutes ces musiques dans un creuset américain pour imaginer un son et un style qui lui sont propres. Snarky Puppy retrouve aujourd’hui le très grand effectif du Metropole Orkest, institution néerlandaise également spécialiste du jeté de ponts entre les esthétiques. Après leur Sylva de 2015, suite orchestrale récompensée par un GRAMMY, les deux ensembles ont publié Somni en 2025, album d’une folle ambition – grande traversée de toutes les frontières – qui s’épanouit pleinement là où il a été enregistré : sur scène. Immanquable.
1ère partie : ARSENAL MIKEBE
Vendredi 28.08.2026 • Grande Halle • 20h
Réuni autour d’un impressionnant arsenal d’instruments soudés les uns aux autres, le trio de percussionnistes ougandais Arsenal Mikebe invite à une transe hypnotique.
Polyrythmies entêtantes, courses effrénées de percussions acoustiques et électroniques, voix hululées et drones synthétiques, la musique du trio Arsenal Mikebe saisit immédiatement par sa puissance de frappe peu commune. Basé à Kampala, les percussionnistes ougandais ont publié en 2024 un premier album stupéfiant, le bien nommé DRUM MACHINE, joué sur un dispositif conçu sur-mesure par le sculpteur Henry Segamwenge, une « machine à percussion » en acier moulé, qui intègre différents instruments et ustensiles pour créer un son inspiré de la mythique boîte à rythmes TR-808. Sur scène, les trois musiciens se font face, répartis aux trois angles de cet imposant triangle, pour emmener loin leur transe sauvage. Et le public avec eux.
Diogo Nogueira and the MPB Jazz Orchestra return to the Municipal Theater of Rio de Janeiro in a celebration of Brazilian music.
August 16th (Sunday) at 6 PM
Singer celebrates 20 years of his career in a special show alongside the MPB Jazz Orchestra, bringing together great hits and samba classics in a jazz format.
Diogo Nogueira and the MPB Jazz Orchestra return to the stage of the historic Theatro Municipal in Rio de Janeiro after selling out their concert in June 2025. Under the musical direction and conducting of maestro Renato Coelho, the singer celebrates 20 years of his career in a show that brings together hits from his repertoire and reinterpretations of acclaimed samba classics. The show will take place on Sunday, August 16, 2026, at 6 pm. Tickets are already on sale at feverup.com . In his reunion with the Municipal audience, the artist performs songs that have marked his career, accompanied by the captivating sound and sophisticated arrangements of the MPB Jazz Orchestra. The repertoire includes hits such as "Clareou" , "Espelho" , "Olha" and "Pé na Areia" , among others. Speaking about the invitation to participate in the concert, Diogo highlights the artistic synergy with the orchestra and the opportunity to perform classics of Brazilian music in a format that brings the symphonic universe closer to popular music. " I'm very happy to be with the MPB Jazz orchestra , with maestro Renato Coelho, at the Theatro Municipal singing Brazilian popular music , making this mix of classical and popular music , with an incredible swing and top-notch energy," says Diogo. "The partnership between Diogo Nogueira and the MPB Jazz Orchestra has been winning over audiences across the country by combining the strength and authenticity of samba with the richness of orchestral arrangements. The result is a show of great artistic impact, capable of bringing different generations closer together through Brazilian music," says maestro Renato Coelho, responsible for musical direction and conducting.
Festival jazz
11 Février - 20h00
Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris - Plateau Jean-François Jenny-Clark
Dans le cadre de son festival annuel, le département jazz et musiques improvisées a tenu à placer les femmes au cœur de cette édition, notamment en mettant en lumière leurs œuvres et leurs démarches créatives. Il nous revient en effet, à toutes et à tous, de faire entendre l’ensemble des voix qui composent l’univers du jazz et des musiques improvisées. Les étudiant·es ouvriront le festival en portant cette diversité avec conviction. L’année 2026 marque par ailleurs le centenaire de la naissance de deux figures majeures de la musique afro-américaine, dont l’influence a profondément transformé le XXᵉ siècle : Miles Davis et John Coltrane. Compositeurs visionnaires, improvisateurs d’exception et artistes engagés, ils n’ont cessé de réinventer leur pensée et leur langage musical. Leur rendre hommage s’impose comme une évidence. Depuis plusieurs années, le partenariat entre la classe d’improvisation de Tokyo Geidai et la classe d’improvisation générative du Conservatoire nourrit un dialogue artistique particulièrement fécond entre la France et le Japon. Le festival du département de jazz et musiques improvisées offrira une fenêtre privilégiée sur ces échanges, témoignant de la vitalité de cette collaboration internationale.
ircam Centre Pompidou
Fri 5 December 2025, 8 p.m.
Improtech Paris 2025 / Concert 2
As part of the Improtech @ Paris 2025 workshop-festival
As part of the Improtech @ Paris 2025 workshop-festival, IRCAM is hosting the Improtech@Paris concerts in its one-of-a-kind venue, the Espace de projection, encouraging a threefold synthesis: among acoustic instrumental culture and the original form of interactive artificial intelligence developed by the REACH project, solo improvisation and writing for mixed ensemble, and spatialization and immersive sound, both reimagined through creative AI. This explosive combination, backed by leading artistic figures in composition, improvisation, performance, and technology, is sure to make the sixth edition of Improtech truly dazzling.
Composer aujourd’hui
Musique ! La Philharmonie au Collège de France
Thierry Escaich
02 déc 2025
18:30 à 19:30
Amphithéâtre Marguerite de Navarre, Site Marcelin Berthelot En libre accès, dans la limite des places disponibles
Thierry Escaich - © Marie-Rolland.
Masterclasse de Thierry Escaich, organiste et compositeur. Modératrice : Chloë Cambreling
Le compositeur Thierry Escaich, cotitulaire de l’orgue de Notre-Dame de Paris, est chargé de composer le Te Deum créé en juin 2025. Ses œuvres sont régulièrement jouées, parfois créées, à la Philharmonie de Paris, où il se produit également en tant qu’organiste. Cette conférence-masterclasse au piano présentera les enjeux contemporains du travail de composition : la création d’œuvres nouvelles aux formats divers étant l’une des missions de la Cité de la musique – Philharmonie de Paris.
Émergences I avec l'Ensemble intercontemporain
28 Novembe - 19h00
Conservatoire de Paris - Espace Maurice-Fleuret
Depuis plusieurs années, les solistes de l’Ensemble intercontemporain mènent un travail pédagogique approfondi avec les étudiant·es des classes de composition et d’interprétation du Conservatoire de Paris. Une mission qui fait partie de l’ADN de l’Ensemble depuis sa fondation en 1976. Ces concerts présentent plusieurs créations de jeunes compositeur·rices, interprétées conjointement par les solistes de l’Ensemble et les étudiant·es musicien·nes du Conservatoire. L’opportunité de découvrir les créateurˑrices mais aussi les interprètes de demain.
Depuis 1995, la Fondation Meyer pour le développement culturel et artistique accompagne fidèlement le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Ce partenariat d’exception, discret mais fondamental, a permis à des générations d’étudiant·es de mener leurs études dans de meilleures conditions et de se préparer à leur entrée dans la vie professionnelle. Pour marquer ces 30 années de partenariat, le Conservatoire organise un concert réunissant vingt ancien·nes lauréat·es, tous artistes accompli·es qui ont également souhaité rendre hommage à l’engagement constant de la Fondation en faveur de l’excellence artistique et pédagogique.
Seront ainsi réuni·es sur scène en cette exceptionnelle occasion
Alexandre Bessonov, Darío Cervera, Guilherme de Almeida, Stéphanie-Marie Degand, Bastien Dollinger, Nadja Dornik, Lou Ferrand, Thomas Gaucher, Jérôme Huille, Valeria Kafelnikov, François Lazarevitch, Vincent Lê Quang, Charlotte Le Roux, Vincent Lhermet, Fiona Mato, Fanny Meteier, Maylis Moreau, Artem Naumenko, Margaux Poguet, Louis Rodde, Iris Scialom et Jonas Vitaud.
Vendredi 28 novembre 2025 à 20h00 Conservatoire de Paris — salle Rémy-Pflimlin
Orchestre français des jeunes
CHATELET
3 nov. 2025
Carl Philipp Emmanuel Bach, Wolfgang Amadeus Mozart, Joseph Haydn
Orchestre-français-des-jeunes-Credit-Matthieu-Joffres
Partager un temps de lecture, de découverte et de musique avec un orchestre de jeunes instrumentistes, c’est une des plus belles choses qui soit.
L’Orchestre français des jeunes forme, aujourd’hui, des artistes âgés de 16 à 25 ans qui, demain, exerceront le métier de musicien d’orchestre en France et dans le monde. Installés en Bourgogne-Franche-Comté cette saison, les musiciens sont en résidence à la Saline royale d’Arc-et-Senans, le temps d’une session « classique »: l’orchestre, en formation Mozart – c’est-à-dire dans un effectif d’une quarantaine d’instrumentistes – travaille alors avec des spécialistes du répertoire du dix-huitième siècle. Pour cette sortie de résidence, c’est au Châtelet que l’Orchestre français des jeunes donne son tout premier concert parisien, sous la direction de la violoniste et cheffe d’orchestre Amandine Beyer qui, depuis le pupitre des violons, dirigera les musiciens! Au programme, une symphonie de Carl Philip Emmanuel Bach ainsi qu’un dialogue entre deux œuvres phares du répertoire autrichien de la période classique: la symphonie dite « Roulement de timbales », de Joseph Haydn et la Symphonie concertante de Wolfgang Amadeus Mozart qui sera interprétée par deux jeunes solistes issus de l’orchestre.
La Philharmonie de Paris défend l’idée selon laquelle il n’y a pas lieu d’opposer démocratisation et exigence artistique, tout comme la libre diffusion des savoirs constitue la mission cardinale du Collège de France. Quels sont aujourd’hui les enjeux croisés de la démocratisation culturelle et de la démocratisation des savoirs ? Quelles évolutions connaissent les publics et les praticiens de la musique ? Le mercredi 5 novembre 2025, une table ronde réunira Rima Abdul-Malak, ancienne ministre de la Culture, Olivier Mantei, directeur général de la Cité de la musique – Philharmonie de Paris et le Pr Pierre-Michel Menger, sociologue, pour interroger la manière d’écouter la musique aujourd’hui.
Les Chants de la Terre
Théâtre des Bouffes du Nord
Lundi 19 mai 2025 - 20H
Ce concert invite à une traversée musicale, qui, autour d’œuvres majeures de compositrices des XIXe et XXe siècles, nous plonge dans les mystères de la nature et de la condition humaine.
En avant-première de la cinquième édition du Festival Un Temps pour Elles, le Théâtre des Bouffes du Nord accueille un exceptionnel concert-anniversaire qui réunira les plus fidèles musiciens-défricheurs du Festival autour d’oeuvres méconnues. À travers ce programme, qui parcourt l’Europe et l’Amérique, se dessine une même attention à ce qui relie l’âme et le monde naturel. En dépit de leurs différences géographiques, culturelles et stylistiques, toutes ces œuvres révèlent un même besoin de traduire la terre, la nature, et l’individu à travers la musique. Chaque compositrice, par son écriture, a cherché à capturer quelque chose d’intangible — la lumière qui traverse les arbres, l’iridescence de l’eau, la brise qui caresse l’âme, la profondeur des sentiments face à l’immensité de l’univers. Chaque note, chaque mélodie devient une célébration de l’existence, de la fragilité et de la beauté du monde, unissant l’humain et la nature dans une danse sonore et vivante. Les œuvres se trouvent à l’intersection de l’introspection et de l’expression universelle, des inspirations mythologiques et des portraits personnels. De la légèreté aérienne de Quand la flûte de Pan de Rita Strohl au tellurique Quintette d’Amy Beach, en passant par l’ardeur des Four Songs d’Ethel Smyth ou l’ondoyant Wolgaquintett de Maria Bach; ces compositions sont des invitations à percevoir autrement le monde qui nous entoure.
PROGRAMME
« Disco »
Philharmonie de Paris
Article rédigé par Safidin Alouache
Exposition temporaire du 14 février au 17 août 2025
Lost-in-Music-©-Joachim-Bertrand---Philharmonie-de-Paris
La musique s’entend dès l’entrée dans l'exposition. Nous voici plongés dans la période disco, de ses origines au cœur des années 70 jusqu'à sa diffusion mondiale à la fin de cette même décennie et au début de la suivante avant qu’il ne disparaisse pour rester toutefois toujours une influence dans les créations actuelles. Plusieurs aspects sont montrés. Ils sont de plusieurs ordres, d’abord politiques et sociaux, puis musicaux et ensuite architecturaux avec les discothèques. Sont mis en effet en exergue l'échappatoire et la libération qu’a été le disco dans certains quartiers comme ceux de New-York frappés par la misère jusque dans les années 70. Il a été un levier de revendications autant sociales que sexuelles pour les femmes et les LGBTQ+ avec une libération des corps et des désirs. Le disco ayant joué comme catharsis sur des quartiers de New-York complètement délaissés et déclarés en banqueroute en 1975, l'exposition débute par des photographies de Meryl Meister du Bronx, Harlem ou Bushwick montrant leur misère et leur ghettoïsation. Ce style de musique a fait évoluer de façon durable les aspects autant politiques que culturels de la société et ce dans différents pays et sur différents continents. Collection-Gilles-Pétard_Chic Une vue historique éclaire ces combats et ces répressions par le biais de très belles photographies de manifestations comme celles de Fred W. McDarrah. C'est aussi la revendication du désir des femmes et de la libération des mœurs qui sont mises en avant dans les « Divas du disco » et dans lesquelles la figure, entre autres, de Donna Summer apparaît. De même, Diana Ross, Gloria Gaynor et Labelle sont devenues des icônes pour la communauté LGBTQ+. Est montrée aussi la répression dans les années 60, à New-York et dans de nombreux autres états américains, contre les homosexuels, avec en 1969 une violente descente de police au Stonewall Inn, bar dansant au Greenwich Village où se regroupaient gays et travestis et qui a donné lieu ensuite à la naissance de la culture LGBTQ+ et de groupes de militants tels que le Gay Liberation Front. Des précisions sont aussi apportées sur la signification des couleurs du 1er exemplaire du drapeau arc-en-ciel LGBT de Gilbert Baker (1978). ©-Joachim-Bertrand---Philharmonie-de-Paris L'exposition nous fait entrer dans les coulisses de la chanson de Donna Summer « Love to love you baby » (1975) avec l'extrait d'un documentaire expliquant la composition et l'impact de cette chanson lors de sa sortie. Plus loin, des enceintes, des casques audios, des platines et le matériel des 1ers DJ sont montrés, ainsi que des cartes de membres pour de célèbres discothèques, des carnets de notes manuscrites ou des affiches. Les costumes de scène sont aussi présentés comme ceux de Sheila, une veste et un pantalon de Sylvester des Cockettes ainsi que sa cape et sa coiffe. Les Cockettes est une troupe de San Francisco composée d'artistes, de danseurs et de travestis. Un extrait d’un reportage de Bill Weber et Davis Weissman Grandelusion (2002) en présente un portrait et retrace leur succès. Des écoutes musicales avec ou sans casques sont à disposition permettant de se plonger par exemple dans les titres pionniers du disco avec, entre autres, George McCrae, James Brown, Barrabas et Labelle. Ou de découvrir « Saturday night fever » (1977) dans sa version originale et ultérieure où pour celle-ci, les plans de caméra donnent une autre atmosphère à la trame cinématographique. Pour la chanson « Le freak » de Chic (1978), composée par Nile Rodgers et Bernard Edwards, une table de mixage est mise à disposition où chaque piste correspond aux voix et à un type d’instrument. De grands panneaux de photomatons oubliés ou perdus et collectés à partir de 1968 dans les cabines publiques par Pierre et Gilles sont affichés, dont le film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » (2001) en a fait un clin d’œil. Par la suite, leurs amis et artistes se sont prêtés au jeu entre 1974 et 1980 qui montre l’émergence de la jeune scène artistique parisienne à l’arrivée du punk, à la libération homosexuelle et à l’ouverture du Palace dont on retrouve nombre de protagonistes. Plongée dans d’autres discothèques qui ont donné lieu à une vie nocturne des plus animées avec le Paradise Garage, créé par Michael Brody et Mel Cheren dans le quartier de Soho, le célèbre Studio 54, le Xenon, le GG Barnum, le Hooker’s Ball et les Mouches. Les photographies de Tina Paul et Bill Bernstein sont témoins de cette vie nocturne new-yorkaise. Il y a aussi un focus réalisé sur "la french disco" avec, entre autres, Patrick Juvet, Cerrone, Patrick Hernandez et la création du groupe Village People par les producteurs et compositeurs français Jacques Morali et Henri Belolo qui ont réussi à s’imposer sur la scène disco. L'exposition se finit avec le sida qui a accompagné la fin du disco, jeté l'anathème sur les homosexuels et mis en sourdine une pratique sexuelle qui était considérée comme trop libérée. L’élection du républicain Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis en 1980 en a précipité un peu plus la fin. Un reportage relate une performance prétendument potache pendant la mi-temps d'un match de base-ball le 12 juillet 1979 et qui a fini par un autodafé de disques disco avec le slogan « The disco sucks » (le disco pue) instigué par le DJ Steve Dahl. C’est toute une fin qui est montrée avec le sida qui a décimé de grandes figures artistiques. Le combat et une résurgence sont toujours d’actualité qu’un film, composé de clips et de lives, montre dans la dernière salle. Il remonte de la fin des années 70 jusqu’à aujourd’hui. Malgré un rapide déclin aux États-Unis début des années 80, le disco perdure toujours aujourd'hui dans la communauté LGBTQ+ ainsi qu’en Europe, en Afrique et en Asie en restant toujours une influence dans les compositions de stars telles celles de Madonna, Pharell Williams et Daft Punk. Difficile de tout lister, l’exposition est très riche et regorge de mille autres objets, photographies et portraits. Elle arrive à brasser et à marier différentes thématiques en les articulant autant dans des univers musicaux et culturels, voire décoratifs, que politiques, le tout accompagné de la musique disco.
Collection-Gilles-Pétard_Chic
©-Joachim-Bertrand---Philharmonie-de-Paris
« Disco » Philharmonie de Paris
Commissaire de l’exposition : Jean-Yves Leloup Commissaire-associée de l’exposition : Marion Challier Conseiller scientifique de l’exposition : Patrick Thévenin Bande-son : Dimitri From Paris Direction artistique de la scénographie : GGSV Scénographie : Studio Bloomer Graphisme : Studio Agnès Dahan Lumière : Aura Du mardi au jeudi de 12h00 à 19h00 Le vendredi de 12h00 à 21h00 Le samedi de 10h00 à 21h00 Le dimanche de 10h00 à 19h00 Pendant les vacances scolaires (zone C) : Du mardi au dimanche de 10h00 à 20h00 Fermeture le 1er mai.
"Disco"
Article by: Safidin Alouache
Temporary exhibition from February 14 to August 17, 2025
©-ArnaudBaumann_Bustier-Issey-Miyake-Le-Palace
The music can be heard as soon as you enter the exhibition. Here we are immersed in the disco period, from its origins in the heart of the 70s to its worldwide diffusion at the end of the same decade and the beginning of the next before it disappeared to remain an influence in current creations. Several aspects are shown. They are of several kinds, first political and social, then musical and then architectural with the discotheques. Indeed, the escape and liberation that disco was in certain neighborhoods such as those of New York struck by misery until the 70s are highlighted. It has been a lever for both social and sexual demands for women and LGBTQ+ people with a liberation of bodies and desires. Disco having acted as a catharsis on New York neighborhoods that were completely neglected and declared bankrupt in 1975, the exhibition begins with photographs by Meryl Meister of the Bronx, Harlem or Bushwick showing their misery and ghettoization. This style of music has brought about a lasting change in both the political and cultural aspects of society in different countries and on different continents. Joachim-Bertrand---Philharmonie-de-Paris A historical view sheds light on these struggles and repressions through beautiful photographs of demonstrations such as those of Fred W. McDarrah. It is also the demand for women's desire and the liberation of morals that are put forward in the "Divas of Disco" and in which the figure, among others, of Donna Summer appears. Similarly, Diana Ross, Gloria Gaynor and Labelle have become icons for the LGBTQ+ community. It also shows the repression in the 60s, in New York and in many other American states, against homosexuals, with a violent police raid in 1969 on the Stonewall Inn, a dance bar in Greenwich Village where gays and transvestites gathered, and which then gave rise to the birth of LGBTQ+ culture and militant groups such as the Gay Liberation Front. Details are also provided on the meaning of the colors of the 1st copy of the LGBT rainbow flag by Gilbert Baker (1978). The exhibition takes us behind the scenes of Donna Summer's song "Love to love you baby" (1975) with an excerpt from a documentary explaining the composition and impact of this song when it was released. Further on, speakers, headphones, turntables and equipment from the 1st DJs are shown, as well as membership cards for famous nightclubs, handwritten notebooks or posters. The stage costumes are also presented as those of Sheila, a jacket and pants by Sylvester of the Cockettes as well as his cape and headdress. The Cockettes is a San Francisco troupe made up of artists, dancers and transvestites. An excerpt from a report by Bill Weber and Davis Weissman Grandelusion (2002) presents a portrait of them and traces their success. Music listens with or without headphones are available allowing you to immerse yourself in the pioneering tracks of disco with, among others, George McCrae, James Brown, Barrabas and Labelle. Or to discover "Saturday Night Fever" (1977) in its original and later version where for this one, the camera shots give another atmosphere to the cinematographic framework. For the song "Le freak" by Chic (1978), composed by Nile Rodgers and Bernard Edwards, a mixing desk is provided where each track corresponds to the vocals and a type of instrument. Large panels of forgotten or lost photo booths collected from 1968 onwards in public booths by Pierre and Gilles are displayed, which the film "The Fabulous Destiny of Amélie" (2001) made a nod to. Subsequently, their friends and artists took part in the game between 1974 and 1980, which shows the emergence of the young Parisian art scene with the arrival of punk, homosexual liberation and the opening of the Palace, of which many protagonists can be found. Dive into other nightclubs that have given rise to a lively nightlife with the Paradise Garage, created by Michael Brody and Mel Cheren in the Soho district, the famous Studio 54, the Xenon, the GG Barnum, the Hooker's Ball and the Flies. The photographs of Tina Paul and Bill Bernstein bear witness to this New York nightlife. ©-Joachim-Bertrand---Philharmonie-de-Paris There is also a focus on "French disco" with, among others, Patrick Juvet, Cerrone, Patrick Hernandez and the creation of the group Village People by the French producers and composers Jacques Morali and Henri Belolo who have managed to impose themselves on the disco scene. The exhibition ends with AIDS that accompanied the end of disco, anathematized homosexuals and muted a sexual practice that was considered too liberated. The election of Republican Ronald Reagan as President of the United States in 1980 hastened its end a little more. A news report recounts a supposedly clumsy halftime performance of a baseball game on July 12, 1979, which ended with a disco record burning with the slogan "The disco sucks" instigated by DJ Steve Dahl. It is a whole end that is shown with AIDS decimating great artistic figures. The fight and a resurgence are still topical that a film, composed of clips and lives, shows in the last room. It dates back to the end of the 70s to the present day. Despite a rapid decline in the United States in the early 80s, disco still persists today in the LGBTQ+ community as well as in Europe, Africa and Asia, still remaining an influence in the compositions of stars such as Madonna, Pharell Williams and Daft Punk. It is difficult to list everything, the exhibition is very rich and is full of a thousand other objects, photographs and portraits. It manages to mix and marry different themes by articulating them as much in musical and cultural, even decorative, as in political universes, all accompanied by disco music.
Joachim-Bertrand---Philharmonie-de-Paris
©-Hasse-Persson_Halloween_Diana-Ross-&-Michael-Jackson_1978
"Disco" Philharmonie de Paris
Exhibition curator: Jean-Yves Leloup Associate curator of the exhibition: Marion Challier Scientific advisor of the exhibition: Patrick Thévenin Soundtrack: Dimitri From Paris Artistic direction of the scenography: GGSV Scenography: Studio Bloomer Graphic design: Studio Agnès Dahan Light: Aura Tuesday to Thursday from 12:00 to 19:00 Friday from 12:00 to 21:00 Saturday from 10:00 am to 9:00 pm Sunday from 10:00 a.m. to 7:00 p.m. During the school holidays (zone C): Tuesday to Sunday from 10:00 am to 8:00 pm Closed on May 1st.
Les Ateliers du Forum sont le rendez-vous international réunissant artistes et scientifiques autour des technologies d'avant-garde pour le son et la musique. Lors de ces trois jours, les Ateliers proposent au travers de conférences, ateliers, installations et concerts une immersion dans les nouveautés technologiques issues des laboratoires de recherche et développement de l'Ircam et une opportunité pour la communauté d’expérimenter et partager projets et applications logicielles. Pour plus d’informations sur les appels à contribution, l'inscription et le programme de ces journées, visitez le site du Forum. Plus d'informations